Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Bryant Lévy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de Byant Lévy.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« En 1982, il achète les dossiers patients de la pharmacie de Gilles Désy et ce pharmacien devient pharmacien salarié à la pharmacie Seltzer.

Durant les années qui suivent, il ouvre une deuxième pharmacie au Centre d’achat Fairview ainsi qu’une autre de type plus « clinique » à Montréal, coin Côte-des-neiges et Ellendale (Ellendale Medical Building).  Il a également été propriétaire d’autres pharmacies.

Au cours de l’activité de cette pharmacie, outre le pharmacien propriétaire, les pharmaciens suivants ont exercé :  René Pilon, Gilles Désy et d’autres.

La pharmacie des galeries Lachine a également porté la bannière « Promoprix » puis « Essaim ». Il vend sa pharmacie à Normand Picard en 1995.

Bryant Lévy – photo partagée par M. Lévy dans le cadre des entretiens – 2019 – Source : archives JF Bussières

En 2019, le local initialement occupé par M. Lévy au côté du Miracle Mart est désormais un Dollarama (le Rossy a remplacé le Miracle Mart). »

Vue de face – Ancien local occupé par la pharmacie Seltzer dans les années soixante-dix – maintenant Dollarama – 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Bryant Lévy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons Bryant Lévy. 

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Bryant Lévy est né à Montréal en 1943. Il complète ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1971.Il se marie en 1967 […] et a deux enfants (James, Liane).  James complètera ses études de pharmacie également tandis que Liane deviendra enseignante. 

Son beau-père (Alexander Seltzer) avait une pharmacie située au coin de Bleury et Sainte-Catherine et l’a encouragé à compléter des études en pharmacie, alors qu’il avait un intérêt pour les technologies et les ordinateurs.

Dès la fin de ses études, il envisage de s’ouvrir une pharmacie et recherche un endroit opportun à Montréal. Apprenant l’ouverture d’un nouveau centre d’achat à Lachine (Galeries Lachine), il contacte les propriétaires afin de louer un local. On lui propose un espace d’environ 2000 pieds carrés au côté du Miracle Mart dès 1972 (i.e. où se situe le Dollarama en 2019). Il signe un bail et ouvre la pharmacie sous le nom de Pharmacie Seltzer Drugs, en s’inspirant du nom donné à la pharmacie de son beau-père. […]

On peut lire dans la publicité ci-après que le 31 août 1972, la Pharmacie Seltzer Drugs ouvre ses portes aux Galeries Lachine, sur le chemin Remembrance, coin 32ème avenue. Une pharmacie « où vous n’avez pas à vous soucier du prix ».

Publicité Pharmacie Seltzer, Source : Le Messager Lachine, 31 août 1972.

M. Lévy propose un concept différent de pharmacie, qui s’inspire des nouvelles grandes surfaces qui émergent un peu partout en Amérique. Il ne veut toutefois pas s’associer à des bannières telles Cumberland ou Pharmescomptes Jean Coutu. »

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de Bryant Lévy qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Dixie : Gilles Désy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire Gilles Désy qui a pris la relève de la Pharmacie Dixie.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Gilles Désy est né à Montréal (Jarry-Guizot) en 1942. Ses parents déménagent à Hudson par la suite avant de revenir à Montréal […]. Il débute ses études à la Faculté de pharmacie en 1962 et gradue en 1967. Après une année d’internat, il obtient son permis de pratique comme pharmacien licencié en 1968.  Sportif, il exerce la pharmacie dans l’ouest de l’Ile de Montréal durant toute sa carrière. […]

Durant les années soixante, il reprend les affaires d’une pharmacie en difficulté sur la rue Bourke à Dorval. Cette pharmacie faisait partie du Centre Royal Dixie (maintenant appelé Dixie supermarket). […]

En 1972, il ferme la pharmacie de la rue Bourke à Dorval et achète la pharmacie située sur la 45ème avenue à Lachine (Pharmacie Dixie). Cette pharmacie occupe une superficie d’environ 560 pieds carrés.  Pour opérer la pharmacie, il doit louer les espaces à M. Steinberg qui possède également un commerce de « Variétés Dixie » contigu à la pharmacie. 

En 1976, M. Désy réaménage le local de la pharmacie de la 45ème avenue pour se conformer aux changements législatifs apportés à la Loi sur la pharmacie.  Cette pharmacie ne comporte que des médicaments et des produits de santé. On rapporte que les pharmaciens se parlent le plus souvent pour échanger des médicaments et des produits afin de se dépanner pour les besoins d’un patient pour une nouvelle ordonnance. …]

Il note également deux ou trois tentatives de hold-up à la pharmacie (à l’arme blanche). Du haut de ses 6 pieds, il confronte chaque fois les voleurs qui repartent avec quelques dollars mais jamais de médicaments.

En 1980, M. Steinberg vend le bâtiment à d’autres propriétaires et le coût du loyer augmente de façon importante. En 1982, il ferme cette pharmacie et les ordonnances des patients sont transférées à la pharmacie de Guy Descary.

Il travaille également pour le pharmacien propriétaire Bryant Lévy qui ouvre une pharmacie aux Galerie de Lachine en 1972. Il suivra ce pharmacien propriétaire à une pharmacie situe au Centre commercial Fairview dans les années quatre-vingt-dix.

Il choisit d’être pharmacien propriétaire à nouveau et il ouvre une pharmacie au Centre Medical Brunswick construit dans les années quatre-vingt-dix. Il travaillera à cette pharmacie jusqu’en 2002. Par la suite, il travaille comme pharmacien salarié à Laval puis à Dollars-des-Ormeaux (Uniprix) où il exerce toujours sa profession à l’été 2019.

Gilles Désy lors d’une rencontre avec JF Bussières le 5 août 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Dixie

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie Dixie.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« En 1954, une nouvelle pharmacie ouvre au 53, 45ème avenue à Lachine.  Nos recherches n’ont toutefois pas permis de confirmer le premier pharmacien propriétaire de cet établissement.

Dans un article du Message du 11 mars 1954, on note la « brillante ouverture du Centre d’Achats Dixie ».  On peut notamment lire que « près de 1000 personnes assistent à l’ouverture officielle de ce nouveau département commercial ». (…) C’est M. J.C. Plante, directeur des relations extérieures des magasins Thrift, qui souhaita la bienvenue à l’assistance. Il souligna que ce centre d’achats était une nécessité et il félicita son constructeur et propriétaire, M. S.D. Gameroff, de l’avoir construit ultra-moderne pour convenir au magnifique nouveau développement domiciliaire de la partie ouest de Lachine. (…) Les autres commerces du Centre sont le Dixie Milk Bar, Dixie Hardware, St. Ross Cleaners & Launderers Ltd, Dixie Drugeteria et Teddy Bear Lingerie. Ajoutons qu’il y a beaucoup d’espace pour le stationnement des autos »

Ouverture du Centre d’Achats Dixie – 45ème avenue – Le Messager, 11 mars 1954 – Source : André Robichaud

Dans l’annuaire Lowell de 1955, on note que pharmacie se situait au 63, 45ème avenue. Toutefois, l’annuaire Lachine 1967-1968 indique plutôt le 53, 45ème avenue. H.T. Cheifetz et H. Berlin étaient les propriétaires de ce local/bâtiment.

Dans une édition de La Presse du 7 septembre 1955, on note une petite annonce pour un « commis pharmacien expérimenté ayant références, à temps plein ou partiel, Pharmacie moderne, Dixie, Pharmacy, 53, 45ème avenue, Lachine ». À cette époque, on ne retrouvait pas forcément un pharmacien derrière le comptoir en tout temps.

En 1971, on compte plus de 135 pharmacies affiliées à Rexall. La pharmacie Dixie est affiliée à Rexall. »

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Dixie qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie 18ème-Remembrance

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie 18ème-Remembrance.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Jean Guy Daoust a ouvert la pharmacie au 1795 Remembrance […].

Annonce publicitaire du Centre pharmaceutique de Lachine et ses trois succursales – Source : Le Messager, 6 janvier 1975

Ginette Charlebois (1950-auj.), épouse de Pierre Lauzon, médecin généraliste très impliqué à Lachine, a terminé ses études à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1973, après avoir complété son baccalauréat en pharmacie et sa résidence en pharmacie d’hôpital. À sa première année d’étude, elle est embauchée durant la période estivale par Jean-Guy Daoust pour travailler à la caisse avant de la pharmacie. À cette époque, il y avait un pharmacien et une caissière. […]

Ginette Charlebois à la caisse de la pharmacie Daoust, étudiante en 1ère année de pharmacie – Pharmacie Daoust – 1971 – Source : archives JF Bussières (don de Ginette Charlebois)

Alors que son époux, Pierre Lauzon, ouvre un cabinet médical à Lachine au coin de St-Joseph et la 20ème avenue, elle choisit de l’assister dans la gestion de son cabinet médical et n’exerce pas la pharmacie par la suite. Elle sera toutefois en contact avec les pharmaciens de Lachine dans le suivi assuré aux patients, notamment pour leurs ordonnances et renouvellements d’ordonnances de médicaments.

Cette pharmacie est acheté par Madeleine Grandchamp qui vend ses ordonnances et dossiers patients à André Côté en 2005 et ferme la pharmacie. »

Ancien local de la pharmacie de Madeleine Grandchamps – coin Remembrance et 18ème avenue – 2019 – Source : Archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Pharmacie Jean Coutu

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de la Pharmacie Jean Coutu.. 

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Aboud Georges a complété ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 2004. En 2005, il est embauché par André Côté et exerce sa profession de pharmacien à Lachine, à la pharmacie Jean Coutu située sur au 630 rue Notre-Dame. En 2006, ce local est cédé à la quincaillerie Rona de Lachine et la pharmacie Jean Coutu aménage dans de nouveaux locaux au 2600 rue Victoria, contigu à des aménagements pour une clinique médicale. 

En 2012, Aboud Georges s’associe à André Côté et devient copropriétaire de la pharmacie affiliée à Jean Coutu sur la rue Victoria. En 2013, il devient seul actionnaire de cette entreprise.

Aboud Georges – Source: Jean Coutu.com

Aboud Georges s’implique dans la communauté en soutenant financièrement la Fondation de l’Hôpital de Lachine. Il contribue également aux mardis de Lachine et aux concerts de Lachine. Outre les services et soins pharmaceutiques usuels offerts par son équipe, il offre également un service de mesure automatisé de la pression artérielle (MAPA) et le service hebdomadaire d’une infirmière.

La photo ci-après illustre la façade de la pharmacie Jean Coutu à Lachine.

Vue de la façade de la pharmacie Jean Coutu sur la rue Victoria – 2600 rue Victoria – 2018 Source : Archives Aboud Georges, pharmacien

En 2020, cette pharmacie est toujours en activité.

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Jean Coutu

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons l’histoire de la Pharmacie Jean Coutu.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants:  

« André Côté (1950-auj.) est né en 1950. Il complète ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1974. Il commence à exercer la pharmacie à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Par la suite, il travaille dans une pharmacie sur la rue Saint-Hubert.

En 1976, il a fait l’achat d’un premier local sur la rue Notre-Dame. En 1977, il s’associe à Michel Caplette et ouvre la première pharmacie affiliée à la bannière Jean Coutu au 630 Notre-Dame. Michel Caplette complète ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Pharmacie André Côté et Michel Caplette sur la rue Notre-Dame – 1978 – Source : Archives de la Société d’histoire de Lachine

M. Côté rappelle qu’à ses débuts, « le pharmacien n’était qu’un simple distributeur de médicaments. On considérait qu’une bonne pharmacie était celle qui vendait les médicaments le moins chers ». De plus, les médecins ne collaboraient pas du tout avec les pharmaciens. Il faut attendre la fin des années 80 et les années 90 pour que cette collaboration s’établisse réellement. M. Côté se dit privilégié d’avoir été témoigne du développement d’une pharmacie de plus en plus clinique. Avec le retrait du tabac des pharmacies en 1994, il souligne que ceci a obligé les pharmaciens à se prendre en main et revoir leur offre de service.

Outre le développement d’une pharmacie grande surface, il innovera en offrant des journées avec présence d’une infirmière. Il sera parmi les premiers à offrir un service de piluliers aux patients.

En 2006, André Côté achète un nouveau local sur la rue Victoria, achète les dossiers patients de la pharmacie Grandchamp et déménage toutes ses activités au cœur de Lachine. Il prend sa retraite en 2013, après 37 ans de pratique professionnelle principalement à Lachine. 

Le local du 630 Notre-Dame est réaménagé afin d’accueillir l’agrandissement de la quincaillerie Rona.

André Côté s’est beaucoup impliqué dans la communauté durant toutes ces années, en étant notamment administrateur au conseil d’administration de la Fondation de l’hôpital de Lachine, mais également comme commanditaire des Mardis cyclistes de Lachine, comme membre du conseil d’administration et donateur pour la fondation pour les femmes battues. »

Inauguration – Pharmacie André Côté – affiliée à Jean Coutu – de gauche à Droite, Claude Dauphin, maire de Lachine, Jean Coutu, pharmacien, André Côté pharmacien et membres de l’équipe – Source : Archives, Aboud Georges, pharmacien

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Jean Coutu qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Partie 3: Guy Descary

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de Guy Descary.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Compte tenu de sa contribution à la vie de Lachine, on a nommé en son honneur, le Pavillon de l’Entrepôt – Complexe culturel Guy-Descary qui comprend une salle d’exposition, trois salles polyvalentes et une salle de spectacle (L’Entrepôt de Lachine). On peut lire que « ce complexe regroupe trois bâtiments: la Vieille brasserie, l’Entrepôt et la Maison du brasseur. L’ancien entrepôt de pierre de la Brasserie Dawes construit dans les années 1860 abrite aujourd’hui une salle de spectacle de 320 places d’une grande qualité scénographique et acoustique. […]».

Dans un reportage de La Presse de Robert Duguay en novembre 1992, on peut lire « La rue Saint-Joseph à Lachine. Partout des pierres, de l’eau, de la verdure, des bancs pour contempler cette spectaculaire  réalisation. « M. Descary  a  ouvert une vue panoramique aux citoyens »,  souligne   William   R.   McCullock, conseiller municipal et maire suppléant. […] La porte du  bureau de M.  Descary  est  ouverte.  Des meubles modernes, une décoration discrète, dans les tons de mauve. « Sa  porte était toujours ouverte,  affirme Mme Cherchel. Il aimait être accessible aux citoyens, même les plus démunis. L’été, ce n’était pas rare de voir entrer des hommes, torse nu, venus lui demander une job après s’être fait bronzer au bord de l’eau.  M.  Descary les recevait toujours avec beaucoup de gentillesse. Il a d’ailleurs réalisé beaucoup de choses agréables et gratuites». Mme Cherchel se rappelle avec émotion que M. Descary lui demandait souvent son avis sur la conduite des affaires municipales. «Il voulait simplement avoir le pouls d’une citoyenne ordinaire. C’était un homme très moderne. Imaginez… il faisait lui-même son café!»  […] »

Robert Duguay dresse un portrait de Lachine et du marie Décary après son décès – Source : BAnQ

«M. Descary nous laisse, à nous et à nos enfants, plusieurs réalisations remarquables, poursuit  M. McCullock.  En plus du bord de l’eau, il a rendu la culture accessible à tous les Lachinois, riches et pauvres. Il se passe toujours quelque chose à Lachine: danse, folklore, artisanat.»  […] «Lors de notre dernière assemblée publique, le 11 novembre dernier,  il était venu nous voir pour la première  fois depuis son absence médicale. Il nous a tous salués. C’était la première fois qu’il faisait ça. Je l’ai interprété comme un au revoir…» […]

Guy Descary a été maire de Lachine jusqu’à son décès en 1991. En décembre 2002, on inaugure le complexe culturel Guy-Descary qui inclut la maison du brasseur et l’Entrepôt. »

Plaque commémorative – Complexe culturel Guy-Descary – 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Guy Descary

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de Guy Descary.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« [Guy Descary] Il est réélu maire le 6 novembre 1977. On peut lire dans le Magazine Montréal : « Depuis qu’il est en poste, il a complètement métamorphosé la façade de sa ville. Le bord de l’eau est en train de subir d’imposantes modifications et d’ici peu, il sera exclusivement voué à la culture et aux loisirs ».

Article sur Guy Descary dans la section Dans l’intimité du magazine Montréal – Source : Archives de la Société d’histoire de Lachine

Il compte à son actif de nombreuses réalisations, dont la restauration d’une partie du canal de Lachine, la réfection d’édifices patrimoniaux, l’accès accru au bord de l’eau pour l’ensemble des citoyens, la revalorisation du centre-ville ainsi que la mise en place d’œuvre d’art dans l’espace public.

À preuve, le maire choisit d’apposer son droit de véto à l’égard d’une proposition de règlement devant permettre la construction d’un nouveau poste d’essence sur la rue Victoria, à l’est de la 32ème avenue.

Outre ses fonctions de maire, il est notamment président de la Fédération des œuvres de charité (1972-1974), directeur de l’Union des municipalités du Québec, directeur de la Fédération canadienne des maires et président de la conférence des maires de Banlieue (1975-1977), membre du Conseil de sécurité publique – C.U.M (1977), membre du Conseil des services sociaux et de la santé – Montréal métropolitain (1978).

Guy Descary et sa famille – photo tirée du Magazine Montréal – Source : Archives de la Société d’histoire de Lachine

Politicien indépendant d’esprit et bien que d’allégeance libérale, il appuya le camp du OUI lors du Référendum de 1980. Ainsi, il n’a pas hésité à baptiser un parc municipal et à acheter une œuvre d’art en l’honneur de René Lévesque.

En 1987, l’Université de Montréal lui décerne un certificat de reconnaissance des diplômés pour sa contribution professionnelle. »

Certificat de reconnaissance – Université de Montréal – 1987 – L’œil régional – 11 novembre 1987 – Source : BAnQ

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Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Guy Descary

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons Guy Descary.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Guy Descary, fils de Charles (Émile) Descary et d’Angélique Décary est né et baptisé à Dorval le 1er septembre 1932.  Il débute sa scolarité à l’Académie Piché. Il se marie à Marie Deguire le 14 juin 1958. Ils ont deux enfants, Benoît et Brigitte.

À l’image de son père, Guy Descary complète des études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et il obtient son diplôme de baccalauréat en 1962. 

La photo ci-après illustre un extrait des biographies canadiennes-françaises.

Guy Descary – Biographies Canadiennes-françaises – Source : BAnQ

Le passé de ses ancêtres aura sans doute influencé sa destinée. Son arrière-grand-père et son grand-père étaient maires de Dorval tandis que son père était pharmacien de profession.

En 1965, il reprend l’entreprise pharmaceutique familiale connue sous le nom de Pharmacie West-End. Il est propriétaire de cette pharmacie jusqu’en 1990, bien qu’il exerce peu sa profession compte tenu de son action politique et de ses fonctions de maire. Notons qu’il a également été propriétaire d’une pharmacie à l’Île-des-sœurs dont il se départit rapidement par manque de temps. 

En plus de ses activités de pharmacien propriétaire, Guy Descary a travaillé au sein de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Il était responsable de plusieurs rapports ayant pour but de mener une lutte contre la surconsommation des drogues. On peut lire dans son entrevue pour le magazine Montréal que : « (…) ce ‘‘pharmacien-pédagogue’’ ne se gêne pas pour dire aux ‘‘croqueuses de 222’’ de ne pas trop charrier; car l’usage des drogues n’est pas seulement le fait des ‘‘fumeux de pot’ »

En 1972, il se présente à l’investiture libérale de la circonscription de Lachine. Il est toutefois battu par le journaliste et avocat Rod Blaker. En avril de l’année suivante, des citoyens invitent Guy Descary à se présenter à la mairie de Lachine. Il se laisse tenter par l’opportunité et, le 4 novembre 1973, il est élu maire avec une majorité de 2707 voix. Aussitôt élu, l’objectif du nouveau maire est de redonner le prestige d’antan à la ville de Lachine, alors entaché par une mise sous tutelle par le Gouvernement du Québec à la suite de divers scandales financiers et administratifs. De plus, il entend humaniser les rapports entre les citoyens et la ville. »

Guy Descary est élu maire de Lachine – Source : Le Messager Lachine, 7 novembre 1973

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Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine