Connaissez-vous le Nord-du-Québec

Cette série sur l’histoire de la pratique pharmaceutique dans le Nord-du-Québec a été réalisée dans le cadre d’un stage à thématique optionnelle réalisé par Tommy Taing, incluant un séjour à l’hôpital de Chisasibi à l’automne 2019. Un article publié à l’automne dans le Pharmactuel peut être consulté pour en apprendre davantage. Cette série présente des extraits d’une version longue de l’article.

Le Nord-du-Québec ainsi que ses MRC en 2015 Carte tirée du Gouvernement du Québec.

« Le Nord-du-Québec représente la dixième et plus grande région administrative de la province. Avec ses quelques 840 000 km2, sa superficie couvre proche de 55 % celle du Québec en entier. Ses frontières se tracent avec l’océan Arctique au Nord, les limites supérieures de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Mauricie au Sud, les baies d’Hudson et James en plus de l’Ontario à l’Ouest, puis la province de Terre-Neuve-et-Labrador à l’Est [1]. Ce vaste territoire se divise en trois municipalités régionales de comté (MRC) : la Jamésie, les Terres-Cries-de-la-Baie-James ou « Eeyou Istchee » et le Nunavik, aussi appelé Kativik pour identifier la région habitée par les Inuits. Contrairement au Nunavik qui constitue un large territoire uni, les Terres-Cries-de-la-Baie-James représentent des terres cries parsemées à travers un territoire allochtone, soit la Jamésie [2].

Les Inuits (Inuk, au singulier) et les Cris (ou Eeyous) sont les deux nations autochtones les plus présentes dans le Grand Nord québécois. Il y a aussi les Innus (ou Naskapis) de Kawawachikamach et les allochtones de la Jamésie. Les allochtones s’agglomèrent dans les municipalités francophones de la Jamésie et dans les localités francophones des Terres-Cries-de-la-Baie-James comme Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon, Matagami, Radisson et Valcanton, entre autres. Aux yeux du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, ces municipalités ne forment qu’une seule région administrative, soit la dixième appelée Nord-du-Québec.

Selon la découpe du ministère de la Santé et des Services sociaux, les Inuits et les Cris correspondent respectivement aux régions sociosanitaires (RSS) 17 et 18. Les Innus et les allochtones de la Jamésie n’en font pas partie car ils possèdent leur propre RSS [3]. La division du territoire et des communautés dépend donc du système qui en prend soin : le système de santé ou le système administratif du territoire. »

Références :

  1. Emploi Québec. Le Nord-du-Québec et ses territoires. 2017. [en ligne] https://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/regions/nord-du-quebec/le-nord-du-quebec-et-ses-territoires/ (site visité le 18 octobre 2019).
  2. Gouvernement du Québec. 10 – Le Nord-du-Québec ainsi que ses municipalités régionales de comté (MRC). 2015. [en ligne] http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/profils/region_10/region_10_00.htm (site visité le 18 octobre 2019).
  3. Gouvernement du Québec. Régions sociosanitaires du Québec. [en ligne] https://www.msss.gouv.qc.ca/reseau/regions-sociosanitaires-du-quebec/ (site visité le 20 octobre 2019).

La semaine prochaine : Petite histoire sur la division du territoire

Stage dans le Nord du Québec

Cette série sur l’histoire de la pratique pharmaceutique dans le Nord-du-Québec a été réalisée dans le cadre d’un stage à thématique optionnelle réalisé par Tommy Taing, incluant un séjour à l’hôpital de Chisasibi à l’automne 2019. Un article publié à l’automne dans le Pharmactuel peut être consulté pour en apprendre davantage. Cette série présente des extraits d’une version longue de l’article.

« Le projet a vu le jour dans le cadre d’un stage à thématique optionnelle (STOP) d’une durée de quatre semaines à la Faculté de pharmacie à l’Université de Montréal. Avant sa tenue, une liste de personnes ayant exercé en pharmacie (pharmaciens, chefs de département, ATP, pharmacie distributrice, grossiste) dans le nord a été contactée par courriel afin de recueillir des données pertinentes sur la pratique. Cette liste s’est composée à l’aide des fiches historiques de l’hôpital de Chisasibi et du centre de santé Tulattavik – toutes les deux disponibles sur le site de l’APES –, à l’aide de pharmaciens collaborateurs qui avaient des contacts pertinents, et à l’aide des travailleurs actuels dans le Nord. Plus d’une vingtaine ont répondu et accepté de passer une entrevue téléphonique ou en personne. Chaque échange durait en moyenne une heure et un rapport était rédigé afin de rapporter les faits saillants. Une analyse de l’ensemble des échanges a permis de faire ressortir les principaux enjeux de la pratique de la pharmacie dans le Nord-du-Québec. La première semaine s’est déroulée à Montréal pour amorcer la rédaction de l’article, continuer la collecte de données et pour établir l’agenda des trois semaines suivantes à l’hôpital de Chisasibi. Sur place, l’investigation-terrain, les échanges avec les travailleurs et locaux et la consultation d’archives locales ont permis de compléter la collecte de données nécessaire au projet. Grâce à la contribution de tous les participants, un fil du temps, une bibliothèque de photos et un recueil d’anecdotes ont été composés et sont annexés à l’article. »

La nature à Kuujjuaq, par David Pinard

La semaine prochaine : Connaissez-vous le Nord-du-Québec?

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Jolicoeur

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie Jolicoeur.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Bien que la majorité de nos travaux portent sur la ville de Lachine, Ville Saint-Pierre fait partie de l’arrondissement Lachine […]. Rappelons que Ville Saint-Pierre a été fondé en 1894. 

Roger Jolicoeur est né à Ville Saint-Pierre en 1927. […] Son père (Ovila Jolicoeur) était forgeron-contracteur et sa mère (Aldéa Vincent) était modiste de chapeau.  Il a complété ses études au Séminaire de Valleyfield, au Plateau de Montréal et à l’Université de Montréal en pharmacie. En 1953, il ouvre une pharmacie au 357 St-Jacques.

Pharmacie Jolicoeur – 357 St-Jacques – 1953 – Source : Archives – André Robichaud

Le bâtiment de 1953 subit des transformations en 1959-1960. Cette pharmacie ferme vers 1986-87.

En 1961, Roger Jolicoeur entreprend une carrière politique comme conseiller municipal jusqu’en 1970. En 1978, il est élu maire; il est réélu maire en 1983.

Pharmacie Jolicoeur – 357 St-Jacques – Source : Archives de la Société d’histoire de Lachine

En 1978, il se marie à Ginette Demers, qui a complété des études en nursing. Il décède en mars 2010.  En 2019, un commerce de vitres d’auto et rembourrage est maintenant en activité à cet endroit. »

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Bryant Lévy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de Byant Lévy.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« En 1982, il achète les dossiers patients de la pharmacie de Gilles Désy et ce pharmacien devient pharmacien salarié à la pharmacie Seltzer.

Durant les années qui suivent, il ouvre une deuxième pharmacie au Centre d’achat Fairview ainsi qu’une autre de type plus « clinique » à Montréal, coin Côte-des-neiges et Ellendale (Ellendale Medical Building).  Il a également été propriétaire d’autres pharmacies.

Au cours de l’activité de cette pharmacie, outre le pharmacien propriétaire, les pharmaciens suivants ont exercé :  René Pilon, Gilles Désy et d’autres.

La pharmacie des galeries Lachine a également porté la bannière « Promoprix » puis « Essaim ». Il vend sa pharmacie à Normand Picard en 1995.

Bryant Lévy – photo partagée par M. Lévy dans le cadre des entretiens – 2019 – Source : archives JF Bussières

En 2019, le local initialement occupé par M. Lévy au côté du Miracle Mart est désormais un Dollarama (le Rossy a remplacé le Miracle Mart). »

Vue de face – Ancien local occupé par la pharmacie Seltzer dans les années soixante-dix – maintenant Dollarama – 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Bryant Lévy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons Bryant Lévy. 

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Bryant Lévy est né à Montréal en 1943. Il complète ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1971.Il se marie en 1967 […] et a deux enfants (James, Liane).  James complètera ses études de pharmacie également tandis que Liane deviendra enseignante. 

Son beau-père (Alexander Seltzer) avait une pharmacie située au coin de Bleury et Sainte-Catherine et l’a encouragé à compléter des études en pharmacie, alors qu’il avait un intérêt pour les technologies et les ordinateurs.

Dès la fin de ses études, il envisage de s’ouvrir une pharmacie et recherche un endroit opportun à Montréal. Apprenant l’ouverture d’un nouveau centre d’achat à Lachine (Galeries Lachine), il contacte les propriétaires afin de louer un local. On lui propose un espace d’environ 2000 pieds carrés au côté du Miracle Mart dès 1972 (i.e. où se situe le Dollarama en 2019). Il signe un bail et ouvre la pharmacie sous le nom de Pharmacie Seltzer Drugs, en s’inspirant du nom donné à la pharmacie de son beau-père. […]

On peut lire dans la publicité ci-après que le 31 août 1972, la Pharmacie Seltzer Drugs ouvre ses portes aux Galeries Lachine, sur le chemin Remembrance, coin 32ème avenue. Une pharmacie « où vous n’avez pas à vous soucier du prix ».

Publicité Pharmacie Seltzer, Source : Le Messager Lachine, 31 août 1972.

M. Lévy propose un concept différent de pharmacie, qui s’inspire des nouvelles grandes surfaces qui émergent un peu partout en Amérique. Il ne veut toutefois pas s’associer à des bannières telles Cumberland ou Pharmescomptes Jean Coutu. »

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de Bryant Lévy qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Dixie : Gilles Désy

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire Gilles Désy qui a pris la relève de la Pharmacie Dixie.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Gilles Désy est né à Montréal (Jarry-Guizot) en 1942. Ses parents déménagent à Hudson par la suite avant de revenir à Montréal […]. Il débute ses études à la Faculté de pharmacie en 1962 et gradue en 1967. Après une année d’internat, il obtient son permis de pratique comme pharmacien licencié en 1968.  Sportif, il exerce la pharmacie dans l’ouest de l’Ile de Montréal durant toute sa carrière. […]

Durant les années soixante, il reprend les affaires d’une pharmacie en difficulté sur la rue Bourke à Dorval. Cette pharmacie faisait partie du Centre Royal Dixie (maintenant appelé Dixie supermarket). […]

En 1972, il ferme la pharmacie de la rue Bourke à Dorval et achète la pharmacie située sur la 45ème avenue à Lachine (Pharmacie Dixie). Cette pharmacie occupe une superficie d’environ 560 pieds carrés.  Pour opérer la pharmacie, il doit louer les espaces à M. Steinberg qui possède également un commerce de « Variétés Dixie » contigu à la pharmacie. 

En 1976, M. Désy réaménage le local de la pharmacie de la 45ème avenue pour se conformer aux changements législatifs apportés à la Loi sur la pharmacie.  Cette pharmacie ne comporte que des médicaments et des produits de santé. On rapporte que les pharmaciens se parlent le plus souvent pour échanger des médicaments et des produits afin de se dépanner pour les besoins d’un patient pour une nouvelle ordonnance. …]

Il note également deux ou trois tentatives de hold-up à la pharmacie (à l’arme blanche). Du haut de ses 6 pieds, il confronte chaque fois les voleurs qui repartent avec quelques dollars mais jamais de médicaments.

En 1980, M. Steinberg vend le bâtiment à d’autres propriétaires et le coût du loyer augmente de façon importante. En 1982, il ferme cette pharmacie et les ordonnances des patients sont transférées à la pharmacie de Guy Descary.

Il travaille également pour le pharmacien propriétaire Bryant Lévy qui ouvre une pharmacie aux Galerie de Lachine en 1972. Il suivra ce pharmacien propriétaire à une pharmacie situe au Centre commercial Fairview dans les années quatre-vingt-dix.

Il choisit d’être pharmacien propriétaire à nouveau et il ouvre une pharmacie au Centre Medical Brunswick construit dans les années quatre-vingt-dix. Il travaillera à cette pharmacie jusqu’en 2002. Par la suite, il travaille comme pharmacien salarié à Laval puis à Dollars-des-Ormeaux (Uniprix) où il exerce toujours sa profession à l’été 2019.

Gilles Désy lors d’une rencontre avec JF Bussières le 5 août 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Dixie

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie Dixie.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« En 1954, une nouvelle pharmacie ouvre au 53, 45ème avenue à Lachine.  Nos recherches n’ont toutefois pas permis de confirmer le premier pharmacien propriétaire de cet établissement.

Dans un article du Message du 11 mars 1954, on note la « brillante ouverture du Centre d’Achats Dixie ».  On peut notamment lire que « près de 1000 personnes assistent à l’ouverture officielle de ce nouveau département commercial ». (…) C’est M. J.C. Plante, directeur des relations extérieures des magasins Thrift, qui souhaita la bienvenue à l’assistance. Il souligna que ce centre d’achats était une nécessité et il félicita son constructeur et propriétaire, M. S.D. Gameroff, de l’avoir construit ultra-moderne pour convenir au magnifique nouveau développement domiciliaire de la partie ouest de Lachine. (…) Les autres commerces du Centre sont le Dixie Milk Bar, Dixie Hardware, St. Ross Cleaners & Launderers Ltd, Dixie Drugeteria et Teddy Bear Lingerie. Ajoutons qu’il y a beaucoup d’espace pour le stationnement des autos »

Ouverture du Centre d’Achats Dixie – 45ème avenue – Le Messager, 11 mars 1954 – Source : André Robichaud

Dans l’annuaire Lowell de 1955, on note que pharmacie se situait au 63, 45ème avenue. Toutefois, l’annuaire Lachine 1967-1968 indique plutôt le 53, 45ème avenue. H.T. Cheifetz et H. Berlin étaient les propriétaires de ce local/bâtiment.

Dans une édition de La Presse du 7 septembre 1955, on note une petite annonce pour un « commis pharmacien expérimenté ayant références, à temps plein ou partiel, Pharmacie moderne, Dixie, Pharmacy, 53, 45ème avenue, Lachine ». À cette époque, on ne retrouvait pas forcément un pharmacien derrière le comptoir en tout temps.

En 1971, on compte plus de 135 pharmacies affiliées à Rexall. La pharmacie Dixie est affiliée à Rexall. »

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Dixie qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie 18ème-Remembrance

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie 18ème-Remembrance.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Jean Guy Daoust a ouvert la pharmacie au 1795 Remembrance […].

Annonce publicitaire du Centre pharmaceutique de Lachine et ses trois succursales – Source : Le Messager, 6 janvier 1975

Ginette Charlebois (1950-auj.), épouse de Pierre Lauzon, médecin généraliste très impliqué à Lachine, a terminé ses études à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1973, après avoir complété son baccalauréat en pharmacie et sa résidence en pharmacie d’hôpital. À sa première année d’étude, elle est embauchée durant la période estivale par Jean-Guy Daoust pour travailler à la caisse avant de la pharmacie. À cette époque, il y avait un pharmacien et une caissière. […]

Ginette Charlebois à la caisse de la pharmacie Daoust, étudiante en 1ère année de pharmacie – Pharmacie Daoust – 1971 – Source : archives JF Bussières (don de Ginette Charlebois)

Alors que son époux, Pierre Lauzon, ouvre un cabinet médical à Lachine au coin de St-Joseph et la 20ème avenue, elle choisit de l’assister dans la gestion de son cabinet médical et n’exerce pas la pharmacie par la suite. Elle sera toutefois en contact avec les pharmaciens de Lachine dans le suivi assuré aux patients, notamment pour leurs ordonnances et renouvellements d’ordonnances de médicaments.

Cette pharmacie est acheté par Madeleine Grandchamp qui vend ses ordonnances et dossiers patients à André Côté en 2005 et ferme la pharmacie. »

Ancien local de la pharmacie de Madeleine Grandchamps – coin Remembrance et 18ème avenue – 2019 – Source : Archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine