Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Pharmaprix – rue Provost

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la Pharmacie Pharmaprix de la rue Provost.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Josée Blouin est née en 1968 à Charny sur la rive-sud de Québec.  Elle complète ses études de pharmacie à l’Université Laval en 1994 et déménage à Montréal. 

Elle travaille comme étudiante à la pharmacie Dicaire sur la rue Provost en 1994. En 1995, elle achète les ordonnances et dossiers patients de la pharmacie Gingras et la pharmacie de Pierre Dicaire au 815 Provost.

Elle achète une pharmacie au 1125 rue Provost, affilié au groupe Pharmaprix. Il s’agit de la première pharmacie affiliée à Pharmaprix à Lachine.

Équipe de la Pharmacie Josée Blouin – 1996 – Source : Archives de JF Bussières (don de Josée Blouin)

Dans une entrevue donnée à la revue Images Lachine, elle précise que sa pratique cible la population âgée, considérant le vieillissement de la population à Lachine. Elle accorde une grande importance à la prévention et réalise également plusieurs activités de sensibilisation auprès des professionnels de la santé afin d’éviter la surmédication (i.e. projet Match de la vie). Affilié à Pharmaprix, elle fait évoluer le concept en réaménageant sa pharmacie. Elle fait également partie du Regroupement d’Affaires de Lachine (RAL) en y exerçant la fonction de trésorière. Le RAL a pour rôle d’accroître l’activité commerciale et les achats locaux à Lachine. Elle souligne qu’un tel « lobby peut toujours influencer le cours des choses le moment venu », chose qu’elle a apprise grâce à ses responsabilités au sein de l’Ordre des pharmaciens du Québec. 

En 1998, elle ouvre un « département d’orthopédie » à sa pharmacie.

Ouverture du département d’orthopédie à la Pharmacie Josée Blouin; de gauche à droite Josée Blouin, William McCullock, maire de Lachine, Joanne Simard, responsable du département et Bernard Blanchet, conseiller municipal – Source : Le Messager, 16 septembre 1998

En 2008, elle vend sa pharmacie à Karine Arpin et poursuit ses activités professionnelles à Lasalle où elle possède maintenant une pharmacie affiliée à Pharmaprix au 8371 boulevard Newman à Lasalle.

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Pharmaprix qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pierre Dicaire

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons le fils de Jean Dicaire: Pierre Dicaire. 

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Pierre Dicaire est né à Lachine en 1955. Comme son père, il complète des études de pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1980. 

Pierre est initié à la pharmacie en travaillant pour son père à Lachine. Sportif, il pratique la balle-molle à Lachine.

En 1987, il achète la pharmacie Jean Dicaire située au 815 Provost. Dans cette pharmacie, il innove de différentes façons, notamment en visitant les médecins de Lachine pour faire connaître ses services et établir une nouvelle collaboration. Pour ce faire, Pierre établit de rencontrer au préalable les médecins de Lachine en utilisant un plan de match détaillé. 

Dans la photo ci-après, on voit l’intérieur de la pharmacie du 815, rue Provost et Pierre Dicaire au fond d’une allée.

Dans la photo ci-après, on comment la pratique avant-gardiste de Pierre Dicaire. « M. Dicaire est disponible pour répondre à toutes les questions, que ce soit au sujet de la posologie d’un médicament, de ses effets secondaires, etc. À côté du comptoir des prescriptions, un petit bureau est installé, légèrement en retrait. À cet endroit, les couples, les adolescents ou les personnes âgées en profitent pour demander des conseils au pharmacien. Les sujets varient : du diabète, en passant par les MTS ou le choix d’un condom. Nous avons appris à travailler en collégialité avec les médecins. Un an à peine après son ouverture en juin dernier, les patients ont une entière confiance en lui et ses confrères. (…) M. Dicaire a mis sur pied un service de visite à domicile. Un orthopédiste de 25 ans d’expérience, Marcel Coutu, engagé récemment, visite les patients en compagnie d’un pharmacien.  Pendant que M. Coutu procède à l’installation d’appareils, le pharmacien en profite pour faire l’inventaire de la pharmacie. (…) M. Dicaire et son équipe de 10 pharmaciens et d’une infirmière ont le souci de donner un service personnalisé à l’heure où les hôpitaux souffrent de l’engorgement des urgences et où les médecins disponibles sont de plus en plus rares. (…) Au début de la trentaine, ce pharmacien tenace et dynamique a l’intention d’ouvrir une cinquième pharmacie, probablement au centre-ville. Le domaine pharmaceutique n’a plus de secrets pour lui. Avec le même enthousiasme qu’il y a 15 ans, Pierre Dicaire continue à apprendre l’homéopathie, la gestion et l’administration. »

Pierre Dicaire, un pharmacien à l’avant-garde – Source : Journal Super Hebdo 20 avril 1989

Dans le Devoir du 3 décembre 1987, on note la tenue de la journée du diabétique avec démonstration et information sur le réflectomètre. Au cours de sa carrière, il a contribué à l’amélioration des services pharmaceutiques en aménageant un bureau de consultation, en ayant recours à la vidéo, en proposant des visites à domicile et en offrant des dosages de quelques médicaments (p.ex. digoxine). 

En 1987, il cofonde avec Raymond Chevalier, l’entreprise Vigilance Santé qui offre une base de données et une aide à la décision pour les pharmaciens lors de la validation d’ordonnances de médicaments. 

Il s’implique dans la communauté en étant notamment membre et président du Conseil d’administration du CLSC du Vieux-Lachine.

En 1995, il vend ses pharmacies en 1995 et quitte Lachine.  Bien que le bâtiment continue d’héberger des bureaux de médecins, le local de la pharmacie est converti en dépanneur (La dépagie).De 1998 à 2001 il devient Directeur des services professionnels chez BCE Emergis. 

De 2001 à 2006, il est vice-président aux services professionnels de Pharmapar. En 2005, il fonde E-Rxmedical et développe un logiciel d’intervention clinique afin d’optimiser les traitements prescrits par les médecins. Depuis, il exerce la pharmacie dans la région de St-Jérôme. »

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Partie 3: Pharmacie Dicaire

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la troisième partie de l’histoire de la Pharmacie Dicaire.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« En mars 1968, Jean Dicaire ouvre un nouveau type de pharmacie qu’il nomme le Centre de Prescription du Québec. Ce centre est situé sur le boulevard Saint-Laurent dans le Mile-End. Ce centre est fondé à « l’intention de tous les défavorisés et de tous les économiquement faibles, qui peuvent obtenir leurs médicaments au prix coûtant ». 

On peut également lire que « cette initiative de M. Jean Dicaire a connu un succès retentissant. Non seulement les pauvres et les gagne-petit de Montréal viennent nombreux à ce centre, mais sur recommandation des œuvres locales, des commandes postales parviennent de toutes les villes de la province. Ainsi. M. Dicaire rend un immense service à des milliers de personnes qui peuvent obtenir leurs médicaments à des prix véritablement réduits. Puisque la Pharmacie Dicaire de la rue Provost à Lachine devient une succursale de ce populaire « Centre de prescriptions du Québec », le même service pourra désormais être obtenu à Lachine ».

Intérieur de la pharmacie Dicaire – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

En 1985, Jean Dicaire s’affilie à la bannière Obonsoins. […] En 1987, M. Dicaire vend sa pharmacie à son fils, Pierre. »

La pharmacie Dicaire – vers 1971 – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

Restez à l’affût pour connaître le fils de Jean Dicaire, Pierre Dicaire, qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Pharmacie Dicaire

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de la Pharmacie Dicaire.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Dans l’édition 1965 des Biographies canadiennes-françaises, on peut lire que « ses [Jean Dicaire] activités à titre de pharmacien l’ont conduit dans les principales villes du Canada et des Etats-Unis ainsi qu’en France, en Angleterre et en Espagne où il s’est familiarisé avec les tendances actuelles du monde pharmaceutique moderne. Récemment, Monsieur Dicaire visitait aussi les quatre provinces de l’Ouest Canadien en vue de s’enquérir sur les programmes d’assurance-santé et de la distribution des médicaments dans le but d’instaurer dans la province de Québec un service de distribution des médicaments aux indigents et en vue d’adapter la pharmacie au futur régime d’assurance-santé » . 

« En reconnaissance des services qu’il a rendus à la pharmacie, Monsieur Dicaire recevait, l’an dernier, l’hommage de l’Association des Pharmaciens détaillants de Montréal et de la Province de Québec qui le proclamait le « Pharmacien de l’Année » et lui remettait le « mortier d’honneur » emblème de cette distinction. Monsieur Dicaire fut également, en 1963, le récipiendaire de la «Coupe d’Hygie » de la Société Robins de Richmond, en Virginie, honneur qui est accordé chaque année à un pharmacien de la province de Québec qui a bien mérité cet honneur pour les services éminents rendus à la pharmacie et à la société ».

Photo de Jean Dicaire extraite des Biographies canadiennes-françaises – 1965.  Source : BAnQ

Intéressé par la section « cosmétique » de la pharmacie, il investit notamment dans la confection d’uniformes qui est confiée à Michel Robichaud. Ce dernier rend visite aux cosméticiennes à la pharmacie Dicaire.

Michel Robichaud confectionne les uniformes des cosméticiennes de la pharmacie Jean Dicaire – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

Édith Serei se forme en esthétique et ouvre un institut de beauté à Paris. En 1958, elle transfère ses activités de Paris à Montréal.  On dit que la profession d’esthéticienne est quasi inexistante au Canada à cette époque. Dans le commerce adjacent de sa pharmacie, on offre le premier centre de soins esthétiques Édith Serei.

Édith Serei sur place pour l’inauguration d’une nouvelle section cosmétique – vers 1972 – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Dicaire qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Dicaire

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons l’histoire de la Pharmacie Dicaire.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Jean Dicaire est né à Lachine en 1926. Après avoir complété ses études au Collège Sainte-Marie et au Collège Saint-Jean, il termine ses études en pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1949-1950. Comme étudiant en pharmacie, il travaille notamment à la pharmacie Lewis. 

Marié à Noella Côté, il est père d’une fille (1953-auj.), Danielle et d’un fils Pierre (1955-auj.).

En 1953, il ouvre une première pharmacie au 815 rue Provost à Lachine.

Jean Dicaire dans sa pharmacie –1955 – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

M. Dicaire est un pharmacien très impliqué au sein de sa profession. Peu après la fin de ses études, il devient directeur de l’Association des pharmaciens détaillants de Montréal (APDM).  Au sein de l’Association, il occupe diverses fonctions incluant la vice-présidence. En 1960, il est élu gouverneur du Collège des pharmaciens du Québec et assumera un mandat de vice-président durant trois ans de 1966 à 1969. Il se présente ensuite à la présidence du Collège. Son élection en 1960 fait de lui le plus jeune président à être élu.

À la présidence du Collège, il joue un rôle important dans la valorisation de la profession de pharmacien afin de recouvrer le prestige et la dignité perdus dans les années 1950-1960. Son mandat de président l’amène à voyager à travers le monde. Cela lui permet d’approfondir ses connaissances quant aux modèles de pratique de la pharmacie ailleurs dans le monde.

Jean Dicaire s’implique au sein de sa communauté à Lachine, notamment au sein du Lachine-Richelieu Club. Ses implications professionnelles et sociales lui permettent, en 1965, d’être honoré du titre de « Pharmacien de l’année ».

À l’époque, plusieurs évènements se sont déroulés à la pharmacie de Jean Dicaire, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, incluant une visite du Cardinal Léger, l’arrivée du Père-Noel, ou notamment la présence du couturier Michel Robichaud.

 Le Cardinal Léger bénit la pharmacie de Jean Dicaire – vers 1963 – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)
La pharmacie Dicaire – vers 1960 – Source: Archives de JF Bussières (don de Pierre Dicaire)

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Dicaire qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Jean-Paul Laliberté

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de Jean-Paul Laliberté.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants:

« Sportif, il participe notamment à la ligue de balle rapide en été, à la ligue de hockey de Lachine en hiver et à l’équipe de bowling des pharmaciens de Lachine.

En 1991, il est élu sur le Conseil d’administration de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) et il y siège jusqu’en 1992.

Jean-Paul Laliberté à la pharmacie à la saisie d’ordonnance (logiciel Hippocrate) – Source : Revue Images Lachine, automne 1992

Dans une entrevue qu’il a accordée à la revue Images Lachine à l’automne 1992, le pharmacien Jean-Paul Laliberté se raconte.

« Ce n’est pas par hasard que j’exerce cette profession (…). J’ai toujours été fasciné par toutes les questions de santé publique. Le rôle de pharmacien me plaît parce qu’il me permet d’être disponible pour le public. J’essaie de pratiquer une certaine vigilance quant aux habitudes de vie de mes clients. Je tiens à les renseigner sur les implications de certaines médications et leurs effets secondaires. Il est évident que je ne peux pas appeler tout le monde pour leur demander comment ça va, mais quand des clients me demandent conseil, je leur suggère souvent de me rappeler pour savoir si tout se passe bien ». 

En 1992, il affirme que « la compétition est féroce dans le domaine (…), mais je pense que notre grande disponibilité et la qualité de nos services professionnels nous ont permis de nous maintenir et même de progresser. (…) L’entreprise est passée de 5 employés qu’elle comptait en 1971 à une quinzaine » en 1992. Notons qu’il a également été propriétaire d’une autre pharmacie à Ormstown, non loin de Valleyfield en 1987.

À propos de Lachine, il souligne que la ville a beaucoup changé. « Ces dernières années, la ville est devenue très belle et a pris un visage accueillant et moderne. Évidemment, comme partout ailleurs, il y a des problèmes, entre autres de pauvreté. Ça me touche profondément et j’ai toujours supporté les structures en place pour aider les plus démunis ».

[…] Assurant la tenue de dossier de façon traditionnelle (i.e. dossier papier, étiquettes à la dactylo), il vend sa pharmacie à Pierre Dicaire en 1992, qui regroupe les activités [sur le rue] Provost. Pierre Dicaire revendra sa pharmacie par la suite à Josée Blouin sous bannière Pharmaprix (Shoppers Drug Mart). Le local occupé par la pharmacie de M. Laliberté a été repris par un nettoyeur à sec (Chicoine) par la suite. En 2019, le bâtiment héberge maintenant la Clinique et laboratoire d’orthèse J.B. Inc.

Par la suite, [Jean-Paul Laliberté] exerce sa profession dans la région d’Ormstown en achetant une petite pharmacie, sous la bannière Essaim puis Famili-prix. Il faut également souligner qu’il a exercé au centre hospitalier Barrie Memorial d’Ormstown à titre de pharmacien d’hôpital de 1987 à 1994. Il a notamment été pharmacien sur le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens. Il vend la pharmacie d’Ormstown en 2002 et prend définitivement sa retraite dans cette région. »

Jean-Paul Laliberté lors de notre rencontre sur l’histoire de la pharmacie à Lachine – août 2019 – Source : archives JF Bussières

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Jean-Paul Laliberté

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons Jean-Paul Laliberté. 

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Jean-Paul Laliberté est né à l’Hôpital St-Joseph de Lachine en 1943 et il a passé son enfance à Côte-St-Luc. Il complète ses études de pharmacie à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal en 1966.  Il complète notamment une option en pharmacie industrielle. Il débute sa pratique à Amos et sur la Côte-Nord et revient s’installer à Lachine à la fin des années soixante en travaillant notamment pour les pharmaciens Lewis, Pomminville, Jolicoeur et Gingras.En 1971, il achète la pharmacie de Clayton Bourne et devient le pharmacien propriétaire. Il conserve toutefois la mention de Clayton Bourne sur la devanture. Vers 1970, il quitte l’affiliation pour les pharmacies Atlas et s’affilie aux pharmaciens Santé Services.

Vue de la pharmacie Bourne – 1971 – The Leader Oct 28th, 1971 – Source : Archives JF Bussière
Jean-Paul-Laliberté, pharmacien prenant la relève de Clayton Bourne – 1971 – The Leader Oct 28th, 1971 – Source : Archives JF Bussières (don de JP Laliberté)

Dans la foulée de la nouvelle Loi sur la pharmacie sanctionnée en 1974, il réaménage la pharmacie en installant un mur pleine hauteur séparant la pharmacie du commerce adjacent. Le règlement sur la tenue de pharmacie est adopté par la suite, n’obligeant pas un mur pleine hauteur, mais une simple cloison de 2,13 mètres. En 1977, il […] devient un pharmacien propriétaire de la nouvelle bannière Uniprix, créée la même année. On peut lire le slogan « Uniprix, des pharmacies pas comme les autres! ». On note sur la publicité de 1984 la présence de cartouches de cigarettes. »

Publicité Pharmacie Uniprix, Source : Le Messager Lachine, 22 août 1984

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de Jean-Paul Laliberté qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Jean-Louis Gingras

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons le fils de Girardeau Gingras, Jean-Louis Gingras.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants:

« Jean-Louis Gingras naît […] en 1926. Marié à Maryelle Perrault, cinq enfants naissent de cette union soit deux garçons (Serge, médecin de famille notamment à Lachine, Gilles et Marc-André) et deux filles (Jocelyne et Sylviane). […]

Dans une entrevue qu’il a accordée à l’équipe de la revue Images Lachine en 1981, Jean-Paul Gingras raconte l’histoire de la Pharmacie Gingras, « longue de 57 ans ».

Il rappelle que le « premier avril 1924, M. Girardeau Gingras, pharmacien-chimiste, achetait la pharmacie du Docteur P.M. Favier, située à l’angle de la rue St-Antoine et de la 3ème avenue. Il devenait par le fait même, le premier pharmacien à s’établir dans la paroisse St-Sacrement. (…) La pharmacie Gingras a déménagé à deux reprises avant de s’installer à son emplacement actuel, en 1940, au coin sud-ouest de la rue Provost et de la 3ème avenue ».

La revue Images Lachine rapporte que « la pharmacie Gingras s’est modernisée au fil des ans; la façade extérieure a été refaire; l’intérieur s’est plié aux exigences de la vie moderne et M. Gingras lui-même s’est adapté à la paperasse gouvernementale, délaissant le comptoir quelques heures par jour pour remplir des fiches de toutes sortes. Ce qui n’a pas changé, c’est l’accueil aux clients » […]

 Jean-Louis Gingras, pharmacien – profil de pratique professionnelle – Source : Revue Images Lachine 1981

Après 50 ans au service de la communauté de Lachine, la pharmacie Gingras ferme ses porte et Jean-Louis Gingras prend sa retraite en 1995. Les ordonnances et les dossiers patients de M. Gingras ont été confiés à Josée Blouin, pharmacienne au 1125 Provost, affilié au groupe Pharmaprix.

Les dossiers patients de la pharmacie de Jean-Louis Gingras sont confiés à Josée Blouin – Source : Le Messager, 5 avril 1995

Jean-Louis Gingras est décédé le 21 mars 2019 à l’aube de ses 93 ans. On peut lire sur son avis nécrologique : « Pharmacien retraité de Lachine, à travers les errances de sa mémoire, il a toujours su conserver son humour et son appréciation des bonnes et belles choses de la vie. La famille tient à remercier chaleureusement le personnel de l’Hôpital Sainte-Anne, pour tous les soins attentionnés et empreints d’humanisme qu’il a reçus tout au long de son séjour ». »

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Suite: Pharmacie Gingras

Dans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons la suite de l’histoire de la Pharmacie Gingras.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Dans un article du Messager du 5 juin 1974, on peut lire les propos de Girardeau Gingras à propos du 50ème anniversaire de la Pharmacie Gingras.« Le premier pharmacien à s’établir section nord de Lachine fut M. Girardeau Gingras, en 1924, rue Sainte-Catherine (Provost) angle 3ème avenue, face à l’ancienne église St-Sacrement. Qui se souvient des rues en terre et trottoirs de bois, de l’eau qui montait au printemps, du Curé Provost et de sa grande charité, de la ligue des Loisir au hockey, de la si populaire J.O.C. et de Francis Daoust et le baseball, et de tant d’autres. Que de belles années alors.

Girardeau Gingras derrière le comptoir de sa pharmacie – Source: Archives de JF Bussières

Quel plaisir pour nous de servir cette brave population de travailleurs, la meilleure du point de vue honnêteté et reconnaissance; enlever des roches au pois des oreilles ou le nez des enfants, panser des blessures, soigner les vaches, pattes de chiens cassées, les conseiller en tout et quoi encore … ; l’on constate alors l’importance du pharmacien du coin, quelle grande satisfaction nous avons eu d’y être. »

Abbé Cornellier, prêtre ou curé – Pose fièrement dans la pharmacie de G. Gingras – Source : Archives de Jacques Gingras

En 1940, déménagement au coin sud-ouest actuel. Mon fils, Jean-Louis, pharmacien, et son frère jumeau (…), son assistant, ont pris en main la pharmacie et il a déjà vingt ans et, ils ont su vous donner le même service et dévouement que dans le passé. C’est notre façon à nous de bien exercer la pharmacie pour tous les gens qui en ont tellement besoin, nous avons mérité leur confiance, plus grande satisfaction et pour eux et pour nous et cette noble et digne profession qu’est la Pharmacie. […]

Vue de la façade de la pharmacie Gingras – vers 1974 – Source : Archives de JF Bussières

Girardeau Gingras décède en 1982 à l’âge de 83 ans.

Sur la notice biographique publiée à son décès on peut notamment lire que « né à Lévis en 1899, reçu pharmacien à 21 ans, premier pharmacien à s’établir dans le « Dominion Park » aujourd’hui le quartier Provost. Marié à Oliva « Blanche » Décarie, il laisse 5 enfants dont un lui a succédé comme pharmacien; il laisse aussi 6 petits-enfants dont Serge qui est médecin et 3 arrière-petits enfants. Il a été le président-fondateur des Laboratoires G-G Enrg. et il s’est beaucoup occupé d’activités et de loisirs de la vie paroissiale et fut même dans les années 40, président de la « Ligue de Hockey des Loisirs ». On peut dire qu’il est l’un des derniers pionniers qui ont façonné les années 30 et 40 dans ce quartier de Lachine. Toujours prêt à aider ses semblables, il prodiguait conseils et soins gratuitement et s’occupait même du courrier des gens peu instruits qui ne savaient ni lire, ni écrire. Il s’était même improvisé dentiste et quelques dents furent perdues ! Avec lui s’éteint un grand chapitre dans la petite histoire du quartier. » 

Restez à l’affût pour connaître l’histoire du fils de Girardeau Gingras, Jean-Louis Gingras, qui sera bloguée le 12 janvier 2021!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine

Petite histoire de la pharmacie à Lachine – Pharmacie Gingras

ans le cadre des travaux de l’URPP et de la SHL, nous nous sommes intéressés à la petite histoire des soins de santé et de la pratique pharmaceutique à Lachine.

Dans ce blogue, nous présentons l’histoire de la Pharmacie Gingras.

Dans l’article synthèse, nous reprenons les éléments suivants: 

« Dans ses premières années de pratiques, Girardeau Gingras achète une pharmacie située sur la rue St-Joseph à Dorval. Il sera propriétaire de cette pharmacie pendant plusieurs années.

Vue de l’enseigne de la pharmacie G. Gingras située sur la rue St-Joseph, Dorval Source : Archives de Jacques Gingras.

En 1924, il achète la pharmacie du Dr Favier au 54, 3ème avenue.  Dans l’acte notarié (#8007) du 2 avril 1924, on confirme la vente de pharmacie par Pierre M. Favier M.D. à J.L. Girardeau Gingras, sous la signature du notaire C.J.E. Charbonneau, notary and commissioner, 926 Power Building, 83 Craig Street, Montreal, Canada. […]

Girardeau Gingras – dans sa pharmacie – Source: Archives de Jacques Gingras

Plus tard, il déménage ce commerce au 126, 3ème avenue (qui deviendra le numéro 69 après l’année 1945) et finalement au 131, 3ème avenue (qui deviendra le 315 rue Provost en 1945). Dans une lettre tapée à la « machine » du 29 mars 1932, à propos de la « pharmacie située à 43 rue St-Joseph, Dorval, Qué., on peut lire que le signataire « consens à vendre la pharmacie située au 43 rue St-Joseph, Dorval, Qué. Ce jour même à M. Girardeau Gingras de Lachine pour la somme de $ 2000.00 (deux mille) payable $100 (cent dollars) comptant et $100.00 par mois, sans intérêt jusqu’à parfait paiement, payable en dix-neuf billets, chacun devant être payé à date, le premier billet devenant dû le 20 avril 1932, ainsi de suite, jusqu’à parfait paiement. Il est entendu que je donne possession du fonds de commerce lequel doit être exempt de toutes dettes, et j’ai signé ce vingt-neuvième jour de mars, 1932. Josmasson (illisible). »

Pharmacie Gingras – 1949 – Source : Revue Images Lachine, 1981

Restez à l’affût pour connaître la suite de l’histoire de la Pharmacie Gingras qui sera bloguée la semaine prochaine!

Extrait publié par : Sarah-Jane Gagnon-Lépine